Le principe de ce blog est de créer un billet à partir d'une chanson.

vendredi 14 janvier 2011

Hommage

Aujourd'hui voilà 25 ans que Daniel Balavoine nous a quitté.
Je n'avais pas 4 ans lorsque c'est arrivé, et pourtant sa musique m'a guidé et a tenue une place toute particulière dans ma vie.
Alors c'est tout naturellement que je souhaite lui rendre hommage aujourd'hui.
j'ai choisi 3 chansons:

S.O.S d'un Terrien en détresse:



Tous les cris les s.o.s:


Vivre ou survivre:


Il est vrai que ces chansons sont tristes, elles sont aussi pleines d'espoir. Daniel Balavoine savait parfaitement transmettre à la fois son mal-être et sa volonté de vivre, son envie d'améliorer les choses, son utopie. Il était à la fois fort et charismatique, et semblait si fragile. 
J'aurais toujours ce regret dans ma vie de ne jamais avoir pu le voir de mes yeux. Cela m'a appris une chose: que la seule fin qui existe est la mort, tant qu'on est pas mort, rien n'est définitivement terminé. 
Merci Daniel pour toutes ces émotions. Je vous laisse apprécier ses chansons sans vous proposer de commentaires, elles parlent d'elles-même.

A bientôt.

mercredi 5 janvier 2011

Empire state of Mind - Alicia KEYS

Empire state of Mind -  Alicia KEYS


La chanson d'abord, simplement splendide, pleine d'émotions, un piano magique, la voix d'Alicia Keys à couper le souffle, on ressent pleinement l'amour qu'elle porte à New York.

Mais comment ne pas l'aimer cette ville?

Une ville immense.

Quiconque débarque à New York ne peut que se perdre, doit se perdre dans cette ville ou tout est géant: les rues, les immeubles, la population, les églises, les hôtels, les parcs, les magasins, les pancartes publicitaires...
New York a souvent joui de réputations des "plus grands": plus haut buildings, plus grand magasins (et pour avoir acheté une paire de baskets au Nike Town de Time Square, je peux confirmer du gigantisme du magasin)...
Aujourd'hui New York s'est fait détrôner dans la plus part de ses records par les pays émergents qui se sont empressés de symboliser leur montée en puissance en montrant qu'ils étaient aussi capable du plus grand. en même temps, ne dit-on pas qu'un record est fait pour être dépassé?
New York reste cependant une ville pionnière.
New York est définitivement une ville en 3 dimensions; le regard se porte partout: en face, à droite, à gauche, en bas, en haut. Tout est à regarder: les rues dont on ne voit pas le bout, les vitrines de magasins, les monuments, les plaques d'égouts qui fument, le haut des grattes-ciel qu'on distingue à peine.

Une ville multiple.

New York est un mini continent insulaire composé de différents pays, ou plutôt de représentations de plusieurs pays existants au delà, longtemps il s'agissait plus d'une assiette à compartiment que du fameux "melting pot", chaque ingrédient se retranchant dans son compartiment sans se mélanger aux autres pour garder ses spécificités, ainsi on observe des quartiers typiques avec les us de la culture d'origine de sa population: on peut se dépayser dans Chinatown, Little Italy, le quartier Juif de Brooklyn , Harlem (quartier Afro-américain), Little Odessa (quartier Russe)...
New York étant, comme souvent, précurseur, elle l'est aussi dans le mélange des populations au niveau ethnique aux États-Unis, bien que ce mélange ait été plus contraint que voulu, ainsi aujourd'hui la différence entre les quartiers est sociale, c'est la catégorie socio-professionnelle qui définit la population des quartiers, et de ce point de vue là, on observe toujours aussi peu de mélange.
Mais New York reste une ville singulière grâce à son histoire et à sa population.

Une ville mythique.

New York est une ville connue dans le monde entier, de part les films qui y ont été tournés et dont elle est une actrice à part entière, pour ne citer qu'eux: King Kong, West Side Story, The French Connection, Le Parrain, Saturday Night Fever, Quand Harry rencontre Sally, Fame, SOS Fantômes, Spider-Man...
Elle est aussi source de séries à succès qui n'auraient pu être tournées ailleurs: Fame, Friends, Sex And the City, Seinfeld, Spin city, NYPD Blue...
On peut aussi penser aux nombreuses chansons inspirées par New York, et interprétées par des artistes new-yorkais, je vous fais grâce de la liste énorme. Sans oublier des artistes internationalement connus tels que Andy Warhol ou Jean-Michel Basquiat, ou de la littérature new-yorkaise, bref c'est une ville artistique, une ville d'inspiration.

Une ville de désir.

New York est une ville qui fait envie, elle représente le rêve américain, la réussite, la réalisation des rêves à de nombreux points de vue. Certains quartiers exposent le luxe, d'autres la liberté, d'autres encore l'art, mais de toutes les rues dégoulinent la fierté et la rage de vivre. Broadway en est un exemple des plus parlant, depuis des décennies des milliers de jeunes artistes, travaillent et se battent sans relâche pour figurer parmi les quelques dizaines de stars des comédies musicales; aussi dure que soit la bataille, elle fait partie du jeu dont ces jeunes ont acceptés les règles lorsqu'ils ont décidés de venir tenter leur chance, et cette rage de vaincre devient partie intégrante de leur personnalité artistique. Wall Street représente un autre exemple de bagarre et de réussite au mérite.
New York est une ville voluptueuse, du fait de son originalité, de sa liberté, de sa singularité, de sa beauté, des nombreux rêves qui y ont été réalisé, des fantasmes qu'elle inspire, du fait que tout y est permis, du fait qu'on s'y sente une nouvelle personne, anonyme, inconnue, on y va pour vivre des expériences inouïes, insolites, pour se découvrir, pour faire corps avec cette aura unique. C'est la ville de ceux qui ne sont jamais rassasiés, de ceux qui en veulent toujours plus.
Après l'excitation de la première rencontre, l'effeuillage de la ville, après avoir embrassé ses moindres recoins, après avoir découvert ses défauts et son intimité; on entre en son coeur, on pénètre dans l'Empire State building pour une ascension vers les cieux, enfin on se trouve en haut où l'on se sent d'un coup plus près du ciel que de la terre, le cœur bat de plus en plus vite, une seconde on touche les étoiles. Et c'est le calme. On regarde en bas les yeux brillants, on admire de haut toutes les merveilles qu'on a découvert en bas, on la regarde encore et encore, cette ville qui nous a offert des sensations qu'on n'avait encore jamais ressenties.
Puis il faut redescendre, se sentir petit à nouveau, un humain parmi tant d'autres, mais avec une expérience qu'on garde gravé sur soi comme un tatouage dédié à un amour qu'on ne peut oublier.

Une ville égoïste.

New York est une ville solitaire, de solitaires, une ville d'égo. On y fait un travail sur soi-même. C'est une ville agressive, de jalousie, d'envie, une ville où l'on veut réussir, où l'on s'écrase. Bien que réunis par les même désirs, le même talent, la même rage, rien ne se partage.
C'est une ville trop froide l'hiver, une chaleur étouffante, humide et brulante, l'été. Une ville de béton.

Une ville de contradictions.

Si je l'aime tant c'est peut-être aussi parce qu'elle est comme moi: pleine de contradictions, sans aucune logique, incompréhensible.
C'est une ville gigantesque découpée en "villages".
C'est une ville moderne et traditionnelle.
C'est une ville froide et voluptueuse.
C'est une ville où les gens se mettent sur des caisses pour parler à tout le monde, mais où personne ne les écoute.
C'est une ville de luxe et de pauvreté. 
On y trouve une Cathédrale d'architecture néogothique entouré de buildings.
C'est une ville qui fait rêver car elle représente la réussite telle qu'on l'entend dans la société occidentale libérale mais elle a aussi vue naitre de nombreux courants contestataires.
C'est un berceau de la liberté mais qui nous asservit et dont on devient dépendant.



A bientôt.



lundi 3 janvier 2011

1er post

Je suis émue de proposer mon premier post sur ce blog.

J'ai choisi une chanson de J.J. Goldman pour commencer "Encore un matin"

"un matin ça ne sert à rien"
Comme c'est juste!
J'aime les chansons qui énoncent des vérités universelles.
Tout le monde s'accorde à dire que nos journées sont découpées en 5 parties: matin, midi, après-midi, soir, nuit.

Le matin représente le commencement, la naissance de la journée, mais dans tout commencement ou naissance, il y une phase qui consiste en une transition, une découverte de l'environnement, une adaptation.
Personnellement, dans l'idéal, il me faut environ une heure pour réaliser que je suis réveillée, et que je vais devoir me lever, et encore une autre heure pour m'adapter à mon nouvel état d'être bipède en station verticale, bien entendu pour que ce ne soit pas trop difficile, je passe par la station assise un certain temps. il faut aussi s'adapter à la rudesse du monde qui inclut le froid et la faim, et la recherche de solutions à la résolution de ces problèmes de survie.

"matin pour aimer, maudire ou mépriser"
Je dois quand même avouer que aimer est la seule action dont je peux être capable le matin.
Maudire, c'est ce que je fais le plus: je maudis mon réveil ou l'inconscient qui se tenterai à vouloir me sortir de mon sommeil, je maudis le soleil qui jette ses rayons à travers la moindre petite ouverture, et le soleil justement je le méprise aussi de faire cela. C'est forcement un mauvais sentiment qui le pousse à vouloir que tout le monde se réveille parce que lui doit se lever le premier. C'est dommage qu'il se comporte ainsi, j'ai plutôt une haute opinion de lui le reste de la journée, je dirais même qu'il me manque lorsque je ne le vois pas.

Et enfin le pire avec le matin c'est bien le fait que tous les jours possèdent un matin, contrairement aux autres parties de la journée qui peuvent ne pas exister, le matin est toujours présent, qu'on se réveille à 8h, 13h, 18h, il faut toujours autant de temps pour s'adapter à ce changement.
La vie est injuste.

A bientôt